Le Nouveau Testament interdit certaines nourritures.
En effet, dans Actes des apôtres chapitre 15 versets 28 et 29 on y lit:
" Car il a paru bon au Saint-Esprit et à nous de ne vous imposer d'autre charge que ce qui est nécessaire,savoir, de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de l'impudicité, choses contre lesquelles vous vous trouverez bien de vous tenir en garde. Adieu."
Cependant dans l'évangile de saint Matthieu, on trouve cette phrase : "Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme ;
mais ce qui sort de sa bouche, voilà ce qui souille l'homme".
À l'époque où Jésus prononça ces paroles,
tout le monde mangeait kascher, donc forcément rien de ce qu'ils mangeaient ne pouvait les souiller,
mais ce sont les paroles de l'homme qui le souillent
si elles sont blasphématoires.
Le christianisme des premiers siècles préconisait de s'abstenir de viandes sacrifiées.
Il s'agit des animaux sacrifiés en l'honneur des dieux païens ;
cette interdiction s'explique facilement :
manger l'animal offert en sacrifice à des faux dieux revient à participer au sacrifice.
Les premiers chrétiens s'abstenaient souvent de toute viande.
Certains moines ont conservé cette pratique jusqu'à nos jours.
Certains peuples chrétiens ont gardé l'habitude de s'abstenir du sang des animaux
et
ne consomment de viandes que bien cuites.
Plus tard, dans le catholicisme,
il s'agit surtout de réfréner les instincts de gourmandise.
Nous parlerions plutôt aujourd'hui de « gloutonnerie »,
une traduction plus juste du mot grec serait "beuverie"
qui correspond mieux à la notion exprimée dans la Bible.
Quel que soit le mot retenu,
l'excès qu'il désigne est l'un des sept péchés capitaux.
Ce n'est pas le fait en soi d'apprécier la bonne chère
(la bonne nourriture)
qui est répréhensible mais celui de manger plus que de besoin,
sans mesure :
"Tout m'est permis, mais tout ne m'est pas utile"
(Lettre de saint Paul).
En 732, le pape Grégoire III proscrit l'usage
de la viande de cheval dans l'alimentation
(cette décision est peut-être liée au caractère sacré
de l'animal chez les peuplades germaniques).
Au Moyen Âge, l'Église catholique a imposé des restrictions alimentaires essentiellement à base de jeûnes
suivant un calendrier précis :
deux jours maigres chaque semaine (= sans viande) :
mercredi et vendredi.
Un jeûne total était demandé pour le premier jour du carême,
appelé Mercredi des Cendres,
et pour le Vendredi Saint (une collation est aujourd'hui autorisée).
On peut boire.
le jeûne eucharistique : les jours où l'on communie à la messe,
il est interdit de manger avant d'avoir reçu la Communion.
jeûne cyclique pour les Quatre-temps et pour le carême,
qui se répartit en deux périodes :
l'Avent et le carême de Pâques
(quarante jours ouvrables avant Pâques)
. Ceci représente une durée d'en général 46 jours calendaires.
Le jeûne est quotidien et permanent, sauf le dimanche
(car on ne fait pas carême le dimanche, jour du Seigneur).
Ces jeûnes de quarante jours font référence à celui de même durée que fit Jésus,
rapporté dans les Évangiles.
En réaction à cette interdiction, une fête profane s'est créée la veille de carême, le Mardi gras,
où a lieu le carnaval
(dont une des étymologies donne "carne vale",
"autorisation de manger de la viande").
Pendant le jeûne, il est interdit de consommer des aliments non maigres, c'est-à-dire la plupart des viandes, les laitages, les œufs, etc.).
Cette interdiction ne concerne pas le poisson, qui devint donc le plat principal par excellence du vendredi.
Le concile Vatican II abrogea ces interdictions.
De nos jours :
l'obligation de faire maigre pendant le Carême (sauf les dimanches) demeure en théorie.
En pratique, certaines personnes essaient de manger moins riche,
en supprimant par exemple la viande rouge, les confiseries, la pâtisserie.
Par ailleurs, diverses familles continuent par tradition à manger du poisson le vendredi ;
c'est souvent également le cas dans les cantines.
Les seuls jeûnes encore prescrits sont ceux du Mercredi des Cendres et du Vendredi Saint.
Le jeûne du Vendredi Saint (non consommation de viande) est encore suivi par de nombreuses personnes d'origine catholique, même non pratiquantes.
Par ailleurs, le jeûne eucharistique a été ramené à une heure, ce qui est symbolique,
sachant qu'en général au moins 30 minutes s'écoulent entre le début de la messe et la communion.
( Source Wikipedia®)
Bonne Fête dePâques
Amitié
votre Ami et Serviteur
Jean-Pierre
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